L’album « Sachem in Salem » de Zenzile réédité!

A l’occasion de la réédition de « Sachem in Salem », le tout premier album d’une longue série en cours pour Zenzile, « Musical Echoes » s’associe à son label Yotanka pour vous offrir trois exemplaires digipack. Sorti à l’origine en 1999, ce LP  marque le véritable lancement de la carrière du groupe et revêt un caractère particulier pour un certain nombre de fans de la première heure. French dub history 

L'abum est sorti à l'origine sur Crash Disques, label indépendant issu du mouvement alternatif des années 80....

L’abum est sorti à l’origine sur Crash Disques, label indépendant issu du mouvement alternatif des années 80….

Les premières notes de mélodica de Dub Trooper qui ouvrent l’abum sont un signal. Elles invitent l’auditeur à une odyssée inédite, à une mise sur orbite, à un voyage lunaire dont on ne redescend jamais vraiment. Avec sa basse pachydermique, sa guitare furieusement rock (Dub VendettaPumpin’), ses ambiances cottoneuses à souhait et ses voix envoûtantes et charnelles (Alkaline o.d., Sachem in Salem), le premier album de Zenzile, après l’EP Dub Promozione, est une petite bombe dans l’univers musical underground français. Lorsqu’il sort en  mars 1999, la scène dub française n’est encore qu’à ses balbutiements et il n’est pas exagéré d’affirmer que « Sachem in Salem » est l’une de ses pierres fondatrices. Au même titre, mais dans autre genre que « Opus Incertum » d’High Tone ou « Dub and Mixture » d’Improvisators Dub meets The Disciples, sortis tous les deux l’année suivante.

Ce qu’on désignera plus tard par scène dub live française, si caractéristique et prometteuse, naît à ce moment là, au croisement des XX et XXIe siècle. Désormais épuisé, cet album sorti sur Crash Disques, label indé éteint en 2009, a un statut à part pour les fans de dub de la première heure, bien avant la « mode »actuelle des soirées sound system françaises. C’est un objet presque mythique qui vaut avant tout par sa musique ultra novatrice pour l’époque. Plus que les différents instruments séparés, le génie de ce dub là, de Zenzile et particulièrement de Sachem in Salem, c’est la façon dont ils se répondent. C’est la construction et la déconstruction rythmique, ses cassures brusques et ses alternances entre un tempo lent et un autre plus frénétique typiques de la musique dub, instrumentale ou électronique. Libérer une basse écrasante soutenue par une batterie saccadée à l’extrême au bout d’une ou deux minutes, faire rugir une guitare électrique furieuse entre des nappes lunaires et plus douces de synthé ou de mélodica ou des passages mélodieux d’instruments à vent… C’est l’identité musicale du groupe qui est forgée ici et qui servira de base à tous les albums à venir. C’est aussi une définition (parmi d’autres) du dub live qu’on commence désormais à envisager comme un style musical à part entière et non plus comme un sous-genre venu du reggae.

Repérés en live par Jean-François Bizot de Radio Nova

Raggy de Zenzile.

Raggy de Zenzile.

Raggy, saxophoniste (entre autres) du groupe ne dit pas autre chose : « Avec « Sachem im Salem », on a creusé le sillon du dub live français. On refusait l’assimilation à la scène reggae française, dynamique à l’époque. On faisait autre chose, du dub ». Du dub point et ce alors que Zenzile est « isolé à Angers, loin des autres formations qui commençaient à faire du dub, High Tone à Lyon avait Jarring Effects derrière eux, les Improvisators à Bordeaux »… Cet album revêt ainsi une importance particulière : « Pour moi comme pour d’autres membres, c’était le tout premier album, un disque qui a occupé tout notre temps avec une dimension d’absolu… ». Et le musicien d’en livrer quelques secrets de fabrication : « A l’époque, on avait installé notre studio dans l’appart du guitariste et on apprenait encore à jouer ensemble. Ensuite on a passé de longs mois à le mixer. C’était un processus très expérimental, on remplissait les bandes au maximum d’idées et les morceaux ne prenaient vraiment forme que sur la console. »

« On était très contents du résultat », se souvient Raggy. Le public aussi et les premiers concerts qui suivent sont déjà chauds. Présent en février 2000 à L’Oympic de Nantes, on peut en témoigner. Jean-François Bizot de Radio Nova les repère encore avant « lors d’un concert à Macon » et leur offre d’apparaître, dès 1998, sur l’excellente compilation « Future Dub » avec le morceau « Long Ride », un bijou. « Tout ça nous a bien aidés pour la notoriété », se rapelle Raggy, presque quinze après la sortie du premier LP ressorti par Yotanka à 300 vinyles et 1000 digipack. « Il y avait une vraie demande des gens qui ne connaissent pas encore Sachem ». Ceux qui le connaissent par coeur se réjouissent pour leur part de le revoir dans les bacs, notamment en galette!

Musical Echoes.

*Jeu concours : pour gagner l’album « Sachem in Salem » réédité en digipack, répondez (uniquement par mail à musicalechoes@gmail.com) à la question suivante :
Quel titre extrait de « Sachem im Salem » est encore très souvent joué en live, le plus souvent à la fin des concerts?
NB : Les trois bonnes réponses les plus rapides seront gagnantes et un mail d’avertissement vous sera envoyé. 

Tracklisting :

1. Dub Trooper
2. Dub Vendetta
3. Single Shot
4. Pyrrhus Victory
5. H-air
6. Alkaline o.d.
7. Pumpin’
8. Warning
9. Sachem in Salem

Ecouter un titre (Dub Vendetta) de « Sachem im Salem » ici : 

Plus d’infos sur Zenzile ici : http://www.zenzile.com/

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s