Manu (Yosh) : « Le message des Clash n’a pas pris une ride! »

Le groupe Yosh marche dans les pas de Joe Strummer dans le désert espagnol.

L’édition parisienne du Télérama Dub Festival est imminente. Le prochain week-end sera dub ou ne sera pas! Au programme notamment de la très prolifique nuit de ce samedi, un bel hommage au leader des Clash, Joe Strummer qui aurait eu 60 ans cette année. De 1 h à 6 h du matin, se relaient ainsi plusieurs groupes : l’excellent Zenzile, une rencontre entre Dub in VO et Dubmatix et les opérateurs londoniens Sly and Reggie, vieux amis du leader des Clash disparu en 2002.
Avant eux, c’est au groupe Yosh qu’il revient d’ouvrir ce grand bal dub-punk « tribute to Mister Strummer ». Cela tombe bien, il prépare un album de reprises des Clash, Yosh dub the Clash qui devrait sortir début 2013. Entre deux répétitions pour ce concert inédit, Manu (machines fx et chant) de Yosh a accordé un interview à Musical Echoes.

Musical Echoes : D’abord, peux-tu nous présenter un peu le groupe Yosh?

Manu : Oui, nous existons depuis 2003 autour d’un noyau de trois personnes auxquelles s’en ajoutent d’autres selon les différents projets. Nous avons sorti un premier album en 2005, Big trouble puis un second en 2009, Fistful of lies. Pour notre nouveau projet de reprises des Clash, nous sommes 5 sur scène dont un vidéaste qui nous accompagne depuis le début. Le groupe navigue entre Rennes, Paris et Marseille mais on répète souvent à Rennes.

M.E. : Pour le concert de samedi au 104, vous ne ferez que des reprises des Clash?

Manu : Oui, on reprend douze titres des Clash réarrangés à notre sauce comme Magnificient Seven ou Junco Partner… Les paroles et les mélodies ne changent pas mais on a modifié le tempo et les arrangements. Parfois, ça devient plus lent ou plus rapide, en tout cas c’est plus dub!

M.E. : D’où vous vient cet attrait pour les Clash et cette idée de faire des reprises du groupe?

Manu : On est des fans de longue date. Il y a 20 ans déjà, on faisait du punk rock et depuis, à chaque concert, on a pris l’habitude de faire quelques reprises des Clash.  Mais pendant l’été 2011, on était en vacances à San José dans le sud de l’Espagne (près de Almeria NDLR) dans une maison de famille de notre guitariste.  Et il se trouve que Joe Strummer avait aussi une maison là-bas. Il est venu y vivre là en 1986 après l’arrêt des Clash car il adorait cet endroit très sauvage… Et nous, on a rencontré certains de ses vieux potes du coin qui nous ont invité à faire un concert chez l’un d’entre-eux. C’est vraiment là qu’un projet de reprises a vu le jour concrètement. Pour l’anecdote, Renaud, notre chanteur guitariste a même rencontré Joe Strummer dans une boîte locale en plein désert quand il avait 17 ans…

M.E. : Dans quelle mesure la musique des Clash vous influence-t-elle encore?

Manu : Dans plein de domaines. Il y a d’abord le côté très mélodique et les choeurs… Quand on écoute leur premier album, (The Clash NDLR), ils ont quand même beaucoup évolué après. Et puis, ils ont mélangé plein d’influences musicales notamment reggae, dub… Ils ont même fait des remixs hip hop!  Mais il  y a aussi leur message, cette révolte. 35 ans après, ça n’a pas vieilli, ça n’a pas pris une ride! Leurs textes sur les luttes sociales sous l’Angleterre de Thatcher (Premier ministre du Royaume-Uni de 1979 à 1990 NDLR) pourraient tout à fait être appliqués à notre époque.

M.E. : Qu’est-ce qui relie le punk rock des Clash au reggae/dub?

Manu : Joe Strummer a pas mal trainé dans la communauté jamaicaine de Londres. Il a bien raconté par exemple « la claque » qu’il avait prise la première fois qu’il a vu Dillinger (un toaster jamaicain) en concert. Et puis, les revendications du mouvement rasta étaient finalement proches de celles du mouvement punk. Du coup, il a vraiment creusé dans cette direction, tant musicalement que dans les idées…

M.E. : Quand on écoute votre premier album Big Trouble, on constate que vous avez bien changé de direction musicale depuis…

Manu : Oui à l’époque (2005), on était très branchés drum and bass et électro mais on a évolué! On ne veut pas se répéter! Au début, on a fait du rock, à l’avenir on aimerait peut-être se tourner plus vers le dubstep tout en gardant de « vrais » instruments… Mais notre base reste dub! Après elle évolue dans différents courants autour du dub comme l’électro et le rock. On a toujours aimé le mélange des genres!

M.E. : Où en est votre album Yosh dub the Clash?

Manu : Il a pris un peu de retard car on voudrait prendre le temps de bien peaufiner les mixs. On a déjà un EP de 5 titres qui est prêt mais le mix définitif de Yosh dub the Clash se fera début 2013. Fin janvier, nous serons d’ailleurs plusieurs jours en résidence au Paloma de Nîmes (Gard) pour travailler tout ça. Mais le concert du Télérama Dub Festival est vraiment le premier de ce nouveau projet!

Plus d’infos sur le myspace du groupe ici : yoshbigtrouble

Teaser de l’album « Yosh dub the Clash » ici : 

Article de présentation et programme complet du Télérama Dub Festival à Paris à lire ici : le-telerama-dub-festival-celebre-dix-ans-de-dub-sans-frontieres

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